Bilan d'évaluation du commerce

( La "cote d'amour" des différents types de commerces
       
     
( 1. Une évaluation de l'offre davantage structurée selon le type de commerce que selon la catégorie de produits

La notion de produit, a priori centrale dans l'évaluation de l'offre, se révèle inadaptée dans la pratique. Interrogé sur ses habitudes de consommation, le consommateur s'exprime en premier lieu en fonction des types de distributeurs fréquentés. Relancé sur les produits qu'il consomme, il structure son discours selon le type de commerce où il est susceptible de les trouver. L'examen des habitudes de consommation confirme ce schéma de pensée.

A chaque catégorie de produit correspond une catégorie de commerce privilégiée.

On observe ainsi que l'univers du loisirs est largement préempté par les grandes surfaces spécialisées.

L'achat de produits alimentaires s'effectue en premier lieu en grande surface, avec une concurrence directe du magasin de proximité.

Le marché du vêtement est celui qui fait l'objet de la plus grande diversification, avec toutefois un leadership du commerce de proximité. Il constitue également le principal fond de commerce des grands magasins.

Chaque catégorie de commerce génère des habitudes de fréquentation différenciées.

Les taux de personnes déclarant fréquenter les hypermarchés et supermarchés (85 %), les petits commerces (71 %) et les grandes surfaces spécialisées (75 %) s'avèrent comparables.
En revanche, les modes de fréquentation diffèrent largement : les visiteurs "assidus" ("fréquentent souvent") constituent deux tiers des chalands des grandes surfaces, contre un peu moins de la moitié pour les petits commerces et le tiers pour les grandes surfaces spécialisées.

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( 2. Une multiplication et une diversification des paramètres pris en compte

L'analyse du discours des consommateurs permet de structurer leurs critères d'évaluation du commerce selon cinq principales dimensions et selon trente caractéristiques spécifiques.

LES CINQ DIMENSIONS

- L'offre en elle-même, qui recouvre des notions telles que le choix, le prix, l'information produit.
- L'environnement, qu'il soit intérieur ou extérieur au magasin.
- La qualité de la relation développée sur le lieu de vente.
- Les services associés à l'achat proposés par le commerce.
- Et enfin, l'image globale construite autour du commerce ou de la catégorie à laquelle il appartient.
Lorsque l'on demande aux consommateurs de noter les différents types de commerce selon ces cinq principales dimensions, plusieurs remarques peuvent être faites.

L'opinion critique des consommateurs à l'égard des commerces.
En effet les notes moyennes attribuées sont dans l'ensemble faibles globalement et confirment l'attitude critique du consommateur vis à vis du commerce, toutes catégories confondues :
- note moyenne totale / ensemble des répondants : 5.92 correspondant en quelque sorte à une note d'image,
- note moyenne totale / "fréquente ce type de commerce" : 7.19 correspondant à une note d'opinion réelle meilleure mais assez moyenne notamment s'agissant de la VPC et des magasins populaires.

Les meilleures appréciations globales pour :
- les hypermarchés avec un point fort l'offre-produits mais un certain déficit relationnel;
- les grandes surfaces spécialisées bien positionnées par rapport aux autres types de commerces sur tous les critères d'évaluation sauf la qualité de la relation mais avec un point fort, l'offre-produits ;
- le petit commerce bien apprécié des "habitués" et capitalisant sur la relation-vendeurs;
- à remarquer : la bonne note globale des "internautes" à l'égard de la vente en ligne, à comparer à la mauvaise note attribuée par l'ensemble de la population…

Des hiérarchisations différentes selon le commerce considéré.
Le détail des notes moyennes attribuées à chacune des grandes catégories de commerce pour les quatre dimensions contributives de l'évaluation globale met en exergue que telle dimension, fortement contributive à une opinion positive vis à vis d'une catégorie de commerce, peut l'être beaucoup moins pour une autre :
- les hypermarchés sont moins bien notés que les grandes surfaces spécialisées sur chacune de ces quatre dimensions ; pourtant, la note moyenne globale d'opinion est supérieure,
- les petits commerces sont moins bien notés que les grandes surfaces spécialisées sur les quatre dimensions à l'exception de la qualité des relations avec les vendeurs ; pourtant, leurs notes moyennes globales d'opinion respectives sont comparables.

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LES TRENTE CARACTERISTIQUES

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A l'instar de la hiérarchie des grands critères d'évaluation, l'attribution de caractéristiques spécifiques aux différentes catégories de commerce permet à partir de traitements statistiques particuliers :

de dessiner pour chaque type de commerce des territoires différenciés, mis en évidence par l'analyse factorielle des correspondances ;
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d'évaluer non seulement le niveau d'attribution de chacune de ces caractéristiques à chaque type de commerce et mais aussi leur degré d'importance (poids) dans la note globale d'appréciation : analyse de régression multiple.


Cette analyse permet pour chaque type de commerce :
- de capitaliser sur les caractéristiques les plus attribuées par le consommateur et les plus importantes pour le consommateur dans son évaluation,
- et d'anticiper sur des caractéristiques moins attribuées mais importantes pour le consommateur.
       
  L'implantation géographique, on a un parking, on y accède en voiture et le parking est gratuit, on peut y rester sans soucis."

"Il y a une rapidité d'achat : je vais de plus en plus en hyper même pour acheter une bricole."
  ( 3. L'hypermarché : un parti-pris de praticité qui laisse encore trop peu de place à l'humain et au plaisir
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Ses caractéristiques rationnelles (économique, pratique …) fondent sa légitimité auprès du consommateur.

Un positionnement prix qui le rend incontournable.
La proximité à l'ensemble des caractéristiques du prix est fortement marquée : prix bas (attribués aux hypermarchés par 74% des consommateurs) et justes (60%), promotions et soldes intéressants (65%).
"Les prix : imbattables."
"On trouve tout et en général les prix sont les plus bas."

Une offre de plus en plus globale que ce soit en termes de :
- produits : large choix de produits (74%) bien sélectionnés (48%),
- ou de services associés : facilités de paiement (69%), livraison (59%).
"En plus, ils sont entourés de magasins spécialisés comme en centre ville."
"Des services, des facilités de paiement, des promotions ponctuelles, des cartes de magasins …"

Une réponse affirmée aux attentes de commodité des consommateurs :
- une accessibilité favorisée (74%),
- et une praticité reconnue : horaires d'ouverture (71%)
"L'implantation géographique, on a un parking, on y accède en voiture et le parking est gratuit, on peut y rester sans soucis."
"Il y a une rapidité d'achat : je vais de plus en plus en hyper même pour acheter une bricole."

Enfin, une image globale également marquée par :
- la prospérité économique (82%) et le dynamisme (65%),
- ainsi que la capacité à communiquer (78%).
       
  C'est impersonnel, trop grand, on est comme des robots avec son chariot."

"Bonjour, au revoir, merci, c'est tout bête. Avant, il n'y avait pas ça, les caissières ont beaucoup évolué."
 

Mais ce bénéfice rationnel cohabite avec un déficit relationnel.

Cette lacune est cependant relative : l'attente de relationnel vis-à-vis des grandes surfaces reste secondaire.

Le consommateur perd ses repères face au lieu et face à l'étendue de l'offre.
"C'est impersonnel, trop grand, on est comme des robots avec son chariot."
"Il faut se déplacer dans tous les sens pour faire le ravitaillement."
"1 500 gels douche différents, on ne sait pas quoi prendre."
"Des produits jusqu'au plafond."

Il ne se sent pas suffisamment reconnu en tant que personne : respect du client (43%), proximité des préoccupations (33%).
"L'ambiance est froide… On est réduit à un mécanisme, un rouage de grosse machinerie."
"On se retrouve tout seul. Ils ne font pas attention à vous."
En revanche le consommateur apprécie la dimension plus humaine du supermarché par rapport à l'hypermarché.
"Ce n'est pas trop grand, il n'y a pas trop de monde."

Face à l'omniprésence du marketing et d'une offre uniformisée, il se sent manipulé.
"Il y a trop de promotions pas vraiment sérieuses, on ne gagne en fait pratiquement rien."
"Il y a des choses qu'on ne trouve pas en grande surface : des épices pour tajine, des citrons confits."
"Ils poussent à la consommation avec des paquets de deux."

Le besoin de conseil exprimé par le consommateur est rarement comblé par l'hypermarché : conseil de qualité (31%), vendeurs disponibles (36%), compétents (35%).
En effet 85 % des Français estiment difficile d'y trouver un vendeur disponible lorsqu'ils ont besoin d'un renseignement et 60 % estiment que les vendeurs des hypermarchés ne sont pas très compétents.
"C'est très difficile d'avoir des renseignements techniques. Un manque de vendeurs, où quand il y en a ils ne sont pas formés."

Des lieux de vente démesurés, où la maîtrise de l'ensemble des paramètres de l'offre devient une gageure.
- Une sécurité assurée…
"C'est bien qu'il y ait des vigiles, on se sent en sécurité."
"Il y a une surveillance parking chez X, c'est bien."
… parfois avec excès de zèle.
"Des vigiles qui se prennent pour Rambo, chez X. C'est pénible !"
"Il faudrait qu'on leur apprenne à être plus modestes et moins agressifs."
- Un personnel peu avenant : bon accueil (37%).
"Je ne comprends pas qu'une personne à l'accueil ait si peu de diplomatie."
"La manière hargneuse dont se comporte l'hôtesse en caisse, elle balançait mes affaires avec une violence incroyable."
… Ou peu crédible.
"Il y aura toujours un sourire faux jeton."
"X voulait tellement faire l'accueil à un moment que la caissière était obligée de remercier le client par son nom."
- L'absence de dimension "plaisir" :
"Les grandes surfaces, en regroupant tout ; c'est une corvée de courses, ce n'est pas un lieu de plaisir."
"En hyper, j'ai une liste, un but précis. Même si je me laisse tenter par des produits, je n'y vais pas dans le même esprit."
"Les hypers, je déteste ça, c'est plus par nécessité."
Ainsi, faire ses courses en grande surface est considéré comme une corvée par 69 % des Français.
Mis au regard du taux de fréquentation (61 % déclarent s'y rendre souvent), et de la place centrale qu'occupent les grandes surfaces, il n'est pas étonnant que les caractéristiques économiques et pratiques soient survalorisées.

Toutefois, le consommateur perçoit nettement une évolution visant à combler ces lacunes.

L'amorce d'un processus d'humanisation.
"On essaie d'humaniser l'hyper, de le faire moins strict, moins hangar à provisions."
"Bonjour, au revoir, merci, c'est tout bête. Avant, il n'y avait pas ça, les caissières ont beaucoup évolué."
Le consommateur est par exemple particulièrement sensible à l'acquisition par la grande distribution des attributs spécifiques du petit commerce.
"Ils essaient de faire des petits commerçants dans les grandes surfaces."
"Un rayon boucherie traditionnelle chez Continent, une partie traiteur, etc."

Un merchandising amélioré : intérieur bien aménagé (59%).
"On ne trouve plus de paquets éventrés ni de bouteilles cassées comme autrefois."
"Ils essaient de recréer le marché dans certains stands comme la poissonnerie."

Un accent mis sur l'accueil :
"Maintenant, même les caissières disent bonjour et ont toujours le sourire. A mon avis, on les a conseillées, ce n'était pas comme ça avant."
"On nous ouvre, on nous dit bonjour et on vous sourit maintenant dans les hypers."

Des services supplémentaires : possibilité d'échange et de remboursement (71%).
"C'est en perpétuelle évolution."
"Une quantité des services, dans les hypers, qu'on ne trouvait que chez les petits commerçants."

Mais la vague d'évolution vers plus d'accueil, plus de services, ne semble pas encore avoir touché les supermarchés par ailleurs jugés plus vieillots que les hypermarchés par 56% des Français.
"Plus anonyme que les hypers, quasiment personne pour vous renseigner, pas de chef de rayon comme en hyper."

Bilan d'évaluation des hypermarchés (voir mapping / analyse de régression)

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  On est libre de demander un vendeur si on est décidé. Ils ne vous sautent pas dessus."

"Tout est rangé par famille de produits, ce n'est pas fouillis."

"Des rayons bien différenciés, une bonne signalétique. On sait où aller."
  ( 4. Les grandes surfaces spécialisées : un bon compromis entre commerce traditionnel et grande distribution
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Une réponse adaptée au besoin d'accompagnement du consommateur.

Sur les principaux marchés concernés (meuble, bricolage, sport, loisirs (livres / CD), Tv-Hifi / électroménager) le consommateur semble en effet trouver son compte.

Une offre large, pointue et diversifiée.
- Des produits de qualité (attribution 41%) et bien sélectionnés (46%),
- Un large choix (45%) et une bonne information produit (48%).
"Des spécialistes. On est sûr de trouver le livre qu'on veut."
"Des produits plus spécifiques, une gamme très riche en produits, beaucoup de marques différentes."

Des prix compétitifs, même par rapport aux hypermarchés.
"Chez F, au trouve tout à des prix identiques à ceux de A (hypermarché)"

Du conseil de qualité (61%) de la part de vendeurs jugés dans l'ensemble compétents (66%) et disponibles (52%).
"Les vendeurs sont compétents, les renseignements précis."
"Ils sont très pointus. Quand ils ont un doute, ils rappellent pour confirmer."
"Ils savent vous conseiller."
… Mais qui renforce le niveau d'attente : des vendeurs jugés incompétents par 38% des consommateurs.
"J'ai été sidéré par l'incompétence des vendeurs."
"Pour avoir un vendeur, il faut lui courir après."
… Et que le client ne juge pas toujours accessible : des explications jugées peu claires par 54% des consommateurs.
"Les gens qui pensent être compétents mais qui ne le sont pas, qui se prennent au sérieux."
"Un langage trop pro. C'est à la limite s'il ne faudrait pas qu'ils donnent des explications sur ce qu'ils expliquent."

Une impression de liberté et d'autonomie (choix tranquille 51%).
"On est libre de demander un vendeur si on est décidé. Ils ne vous sautent pas dessus."
"Tout est rangé par produits, ce n'est pas fouillis."
"Des rayons bien différenciés, une bonne signalétique. On sait où aller."

Un capital confiance assez important (42%) bien qu'inférieur à celui accordé aux petits commerçants (58%).
"Je suis sûr de ne pas perdre mon temps."
"On peut avoir confiance dans le matériel. Pas de sous-marques de Taïwan comme chez X."

Une qualité de service appréciée notamment s'agissant :
- du service après-vente (63%),
- et des facilités de paiement (57%).
"Ils recherchent les vieux bouquins qu'ils n'ont plus. Ils vous téléphonent pour vous prévenir."
"On peut ramener un produit même un mois après l'avoir acheté."
"On peut louer des choses, avoir des conseils."
       
  Les gens m'ont dit "ce n'est pas mon service", et personne ne vient."

"On ne vous dit pas qu'il faut mettre de la base en sous-couche, et qu'il faut 15 % maximum de colorant sinon la peinture s'écaille."
  En mineur, des critiques spécifiques à chaque marché sont cependant exprimées.

En loisirs, des produits "trop" accessibles.
"Tout le monde tripote ; des livres écornés."

En tv hi-fi / électroménager, des ruptures de stock.
"Des choses en démonstration qu'ils ne sont pas sûrs d'avoir."
… Et une disponibilité des vendeurs inégale.
"Souvent, ils nous renvoient sur d'autres, ce n'est pas sympathique."

En bricolage, un conseil parfois lacunaire.
"Les gens m'ont dit "ce n'est pas mon service", et personne ne vient."
"On ne vous dit pas qu'il faut mettre de la base en sous-couche, et qu'il faut 15 % maximum de colorant sinon la peinture s'écaille."

Bilan d'évaluation des grandes surfaces spécialisées (voir mapping / analyse de régression)

Fortement présentes sur des marchés où la technicité intervient souvent, les grandes surfaces spécialisées cristallisent une attente forte en terme de conseil, d'écoute et de suivi, parfaitement illustrée par l'importance de la contribution des caractéristiques y ayant trait à une opinion globale positive.
Sur l'ensemble des caractéristiques importantes, les grandes surfaces spécialisées sont bien placées avec un bémol : la prime à la fidélité ne recueille qu'un faible score d'attribution.

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      ( 5. Les grands magasins : la carte de la séduction, mais un positionnement prix peu concurrentiel

Les grands magasins, un concept qui a su intégrer une réelle valeur ajoutée.

Les grands magasins bénéficient aux yeux du public d'une image qui valorise les services associés à l'achat et qui est relativement proche de celle des grandes surfaces spécialisées :
- la sélection de produits de qualité (14%),
- les soldes intéressants (13%),
- le service après-vente,
- l'aménagement intérieur (19%), l'aspect (17%) et l'environnement extérieurs (15%),
- un certain respect du client (17%), - les possibilités de financement (20%)…
Le consommateur formule une attente de séduction à l'égard des grands magasins, à laquelle ils savent répondre. En ce sens, leur adaptation à l'attente d'un bon rapport "satisfaction / prix" semble réussie.

Déficit d'image ou réalité, "le prix bas" est la caractéristique la moins attribuée aux grands magasins et l'attente la plus importante aux yeux des consommateurs.
Cette faiblesse occulte en partie les atouts pourtant réels de ce type de distribution. La séduction efficace des grands magasins contribue à une image "haut de gamme", qui renforce la perception négative des prix pratiqués.

Bilan d'évaluation des grands magasins (voir mapping / analyse de régression)

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      ( 6. Les magasins populaires, au carrefour entre tradition et modernisme

Une image hétérogène

Un type de distribution plus ancré dans le quotidien des Parisiens qui joue sur la proximité associée au confort d'achat.
"Je vais plus chez P : l'espace est plus sympathique, mieux organisé. Des présentations différentes, de la place pour bouger."

Mais une comparaison aux hypermarchés défavorable.
- En terme de prix : des prix élevés qui limitent la fréquentation pour 59% des consommateurs.
"Il faut vérifier les prix chez M, surtout pour l'alimentaire."
- En terme de choix : un manque de choix pour 55% des consommateurs.
"Des rayons vides, pas assez de produits."

Bilan d'évaluation des magasins populaires (voir mapping / analyse de régression)

L'hétérogénéité des attentes à l'égard des magasins populaires démontre le manque de clarté du concept. La régression multiple met à jour une multiplicité de critères importants qu'ils soient liés au prix, à l'offre, à la capacité de séduction, à l'image ou aux services. Seuls les services bénéficient d'un taux de performance réellement satisfaisant : les autres critères doivent être améliorés.

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      ( 7. Les petits commerces : un acteur irremplaçable du paysage urbain

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Malgré des points d'imperfections notables…

Un manque de choix : 57 % estiment qu'il est difficile d'y trouver un article original et une faible attribution (17%).
"On ne trouve pas de tout, juste une sélection."

Des prix élevés.
"Bien plus chers qu'en grande surface …"
"Il faut surveiller les prix."

Un cadre parfois peu attrayant : 58 % des Français jugent les petits commerces
"souvent un peu ternes et tristes".
"C'est terne. Le seul moment où ils décorent, c'est pour Noël."

Et en mineur, une certaine obsolescence.
"C'est des vieux. Ca fait vieillot d'attendre chez le boucher."

… Une valeur ajoutée qui ne trouve pas - ou peu - d'équivalent.

Les petits commerces s'approprient l'ensemble des caractéristiques ayant trait au relationnel :
- l'accueil (68% d'attribution), le respect (62%), la disponibilité (56%) et la confiance (58%),
"La qualité principale, c'est de pouvoir discuter de tout et de rien."
"C'est convivial, j'ai mon boucher : les gens me connaissent."
- le service personnalisé,
"Mon marchand de légumes porte mon carton dans la voiture."
- la personnalisation du lieu de vente.
"Ce sont des lieux plus personnalisés, plus caractéristiques. On aime ou on n'aime pas mais il y a le reflet du propriétaire dans la sélection."

De façon plus mineure, la qualité des produits proposés et du conseil sont également soulignés :
- le conseil (46%),
"Dans les grandes surfaces, on vous conseille pour vous pousser à acheter. Dans les magasins, on vous explique."
- une image de qualité (53%).
"On sait d'où ça vient, on sait où ça pousse."

Et un attachement quasi "culturel" au concept, pour lequel on se déclare prêt à réviser son système de valeurs.

Cet attachement quasi unanime (94% des Français) aux commerces de proximité constitue un paradoxe et trouve probablement son origine dans des valeurs autres que celles régissant l'évaluation du commerce dans son ensemble: attachement culturel, rôle social, urbanisme, etc.
"C'est plus long mais on accepte d'y passer le temps que ça demande."
- En appoint.
"En dépannage, quand on a un imprévu ou quand il manque quelque chose."
- Et par vocation sociale.
"Je préfère les faire marcher. C'est important que des magasins comme ça existent encore."
"On accepte de payer plus pour eux. On paie pour leur vie, c'est plus acceptable."

Toutefois, en filigrane, transparaît une méfiance manifeste.

En effet 47 % des Français ont peur de s'y faire un peu avoir.
"Enfin quand même, on a parfois l'impression qu'ils sont un peu voleurs."
"Des produits officieusement périmés. Pas forcément une histoire de date : certains produits qui n'en ont pas."
"Du pain surgelé au même prix que le pain frais: c'est un petit peu malhonnête."

Les franchisés : une offre standardisée qui facilite le repérage

Le consommateur y trouve une offre en phase avec ses attentes.
- Des lieux de vente qui bénéficient d'une image de marque tant au niveau de l'agencement qu'au niveau de l'offre.
"De la recherche dans la disposition. Ils essayent de mettre les produits en valeur."
"C'est bête mais C a des couleurs que P n'a pas. C'est la même chose pour A et B."
"Si on cherche quelque chose dans ce style, on sait où aller."
"Toujours les derniers trucs sortis, à la mode." "Beaucoup de modèles."
- Des repères constants d'un point de vente à l'autre.
"On est sûr d'une ville à l'autre : on retrouve les mêmes services au même prix."
- Des vendeurs présents, sans excès.
"On peut essayer tranquillement."
"Des vendeurs quand il faut, présents mais pas trop."

Mais des concepts très "marketés", qui entravent la qualité de la relation commerciale et qui gagneraient à personnaliser leur offre, tant au niveau des produits que de ses attributs périphériques.
- Une standardisation excessive.
"Tous les paquets se ressemblent."
"Un côté uniformisé des produits. Tout est vendu à des millions d'exemplaires, ils ont tous la même chose."
- Une dimension artificielle.
"Des sourires forcés, pas naturels."
- Des effets de merchandising trop flagrants.
"Chez H , ils mettent en avant les trucs pas chers pour attirer le monde."

Bilan d'évaluation des petits commerces (voir mapping / analyse de régression)

Les petits commerces constituent une forme de distribution marquée par la valorisation du facteur humain : la valeur ajoutée qu'ils proposent trouve peu - ou pas - d'équivalent. Pour autant, nombreuses sont les attentes qu'ils génèrent et qui sont finalement peu ou pas satisfaites.


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Vers une évaluation globale du commerce

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